Mukoko Samba envers Kigali : « La vérité est têtue »
La déclaration faite le vendredi 23 Janvier 2026 par l’ambassadrice du Rwanda aux États-Unis, Mathilde Mukantabana, admettant officiellement et sans équivoque que le pays de Kagame entretient une « collaboration sécuritaire » avec le M23 afin d’empêcher toute résurgence d’une « insurrection génocidaire transfrontalière », suscite de vives réactions notamment dans la classe politique congolaise, dont celle remarquablement pointue du Vice-premier Ministre et Ministre de l’Economie nationale, le Professeur Daniel Mukoko Samba, puisque c’est de lui qu’il s’agit.
En effet, par cette déclaration, le Rwanda a reconnu sans gants entretenir une collaboration sécuritaire avec le mouvement armé AFC/M23, affirmant que cette coopération vise à empêcher toute résurgence d’une « insurrection génocidaire transfrontalière ».
« Si le Rwanda et l’AFC/M23 partagent un intérêt commun à protéger les Tutsis en RDC contre les Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR, Ndlr) et d’autres milices extrémistes soutenues par les FARDC, l’intérêt de mon pays va au-delà : il s’agit de prévenir une nouvelle insurrection transfrontalière génocidaire, comme à la fin des années 1990, qui pourrait menacer l’existence même du Rwanda », a affirmé Mathilde Mukantabana.
Face à cette déclaration que d’aucuns qualifient sans tort d’aveu, le Professeur Daniel Mukoko Samba n’y est pas allé par quatre Chemins dans sa réaction publiée sur son compte officiel ex Twitter.
« « Insurrection génocidaire transfrontalière » sérieux !!!! 1994 n’a pas ses origines en RDC. Le gouvernement « zaïrois » avait cédé à la pression de la communauté internationale pour accueillir les réfugiés rwandais. Est-ce là notre péché ? La vérité est têtue », s’exclame l’homme d’Etat Congolais.
Au-delà de ça et aux yeux de plusieurs observateurs, la prise de position de la représentante de l’Etat rwandais aux Etats-Unis est suffisante, pour associer la responsabilité de Kigali dans les différent massacres et crimes contre l’humanité, commis par ses soutiens affirmés dans l’Est du territoire congolais depuis trois décennies.
