Exclusif ! Voici les pays africains d’accueil des migrants expulsés des USA et les sommes reçues

Exclusif ! Voici les pays africains d’accueil des migrants expulsés des USA et les sommes reçues

Depuis plusieurs mois, une diplomatie de l’ombre redessine les frontières de l’externalisation migratoire. Sous la pression ou l’appât du gain, sept pays africains sont désormais formellement identifiés comme les nouveaux « comptoirs » de l’administration Trump pour l’accueil de ressortissants de pays tiers expulsés des États-Unis.

L’Afrique devient-elle la nouvelle terre d’asile forcée pour les indésirables de Washington ? C’est en tout cas ce que suggèrent les accords financiers et commerciaux récemment conclus entre la Maison-Blanche et plusieurs capitales du continent. Pour la première fois, une cartographie précise de ces transactions émerge, révélant des montants et des compensations variées selon les enjeux stratégiques de chaque État.

Dans cette configuration, le Cameroun apparaît comme le plus gros bénéficiaire financier identifié à ce jour. En échange de l’accueil de migrants, Yaoundé a scellé un accord portant sur 30 millions de dollars.

Juste derrière, la Guinée équatoriale a accepté de jouer le jeu pour une enveloppe de 7,5 millions de dollars.

D’autres pays ont accepté des montants plus modestes mais tout aussi symboliques : Eswatini, petit royaume d’Afrique australe, a confirmé avoir reçu 5,1 millions de dollars pour accueillir un groupe initial de 150 à 160 personnes ; le Ghana dont la transaction n’est pas monétaire mais commerciale ; l’Ouganda puis le Rwanda. Kigali ayant négocié l’accueil de 250 migrants contre environ 7,5 millions de dollars. La RDC quant à elle, dernier pays à avoir officialisé son adhésion au programme le 5 avril 2026, le gouvernement assure que l’accord est « entièrement financé par Washington » et aucun montant global n’a été divulgué.

Il sied de signaler que cette stratégie de « pays tiers » soulève de vives critiques de la part des organisations de défense des droits de l’homme, comme Human Rights Watch, qui dénoncent des détentions arbitraires dans des pays où les expulsés n’ont souvent aucune attache culturelle ou familiale.

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La REDACTION

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