« Sauvons le Congo » revient à la charge contre le régime Tshisekedi

« Sauvons le Congo » revient à la charge contre le régime Tshisekedi

Dans un climat politique de plus en plus électrique, le mouvement « Sauvons la RDC » a brisé le silence au terme de son deuxième conclave tenu du 6 au 8 avril 2026. Sous l’égide de l’ancien président Joseph Kabila Kabange, les membres fondateurs ont dressé un réquisitoire sévère contre la gouvernance de Félix Tshisekedi, dénonçant une « dérive dictatoriale » et verrouillant tout débat sur une éventuelle révision constitutionnelle.

Réunis pendant trois jours, les cadres du mouvement ont publié un communiqué final sans concession. Pour les signataires, le régime actuel a franchi un seuil critique. Ils pointent du doigt une répression politique systématique, le musellement de l’opposition et un refus catégorique de tout dialogue crédible pour apaiser les tensions nationales. « Le pays est engagé sur la voie de la pensée unique », fustigent-ils, appelant à une résistance démocratique face à ce qu’ils qualifient de dictature naissant

L’article de foi du mouvement s’appuie également sur la dégradation sécuritaire. Le conclave a vigoureusement dénoncé les bombardements en zones habitées et la persistance des massacres attribués aux rebelles des ADF en Ituri et au Nord-Kivu. Le mouvement accuse Kinshasa d’avoir délaissé les populations du Grand Bandundu, livrées aux violences meurtrières de la milice Mobondo, illustrant, selon eux, une faillite de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire.

Sur le terrain diplomatique, « Sauvons la RDC » s’attaque aux récents accords signés avec Washington. Le mouvement exprime de vives réserves sur l’accord sanitaire et, surtout, sur le protocole portant sur l’accueil de migrants refoulés des États-Unis. Ces engagements sont jugés « contraires aux intérêts nationaux » et perçus comme une aliénation de la souveraineté congolaise au profit d’intérêts étrangers.

Enfin, le point d’orgue de cette déclaration reste la défense de la Loi fondamentale. Alors que des rumeurs de changement de Constitution circulent dans les couloirs du pouvoir, les lieutenants de Joseph Kabila réaffirment leur opposition absolue à toute modification des textes. Pour « Sauvons la RDC », la Constitution de 2006 demeure le dernier rempart contre l’arbitraire, et le mouvement se dit prêt à poursuivre la lutte pour empêcher tout « forcing » institutionnel.

Ce retour fracassant de Joseph Kabila sur le devant de la scène politique, via ce collectif, annonce des semaines de fortes turbulences pour le pouvoir en place, à l’heure où les défis sécuritaires et sociaux s’accumulent.

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La REDACTION

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