Crise du carburant : La population abandonnée à la merci de transporteurs à Kin
C’est pratiquement depuis le vendredi dernier qu’il y a constat d’irrégularité de fournitures en carburant au niveau de stations service de la Capitale. Ce lundi 5 Septembre 2022, jour de la rentrée scolaire en plus, était amer, plus grave encore le soir. Ceux qui ne pouvaient pas faire les pieds ont carrément risqué de passer nuit dans les arrêts de bus.
Une pénurie de carburant est donc à la base de la fermeture, plutôt que prévu, de certaines stations-services de Kinshasa, la capitale.
Cela était perceptible notamment par de longues files d’attente des véhicules et autres motos au niveau de stations services. Une situation qui continue de s’observer jusque ce mardi.
Certains automobilistes interrogés ont affirmé que cette pénurie qui était observée depuis le vendredi dans la soirée s’est donc empirée le lundi 5 Septembre matin. Alors que la demande dans le transport public était encore plus grande avec le retour des élèves à l’école après les grandes vacances.

(Photo droits tiers)
Au delà de ces difficultés, une l’anarchie élit domicile. Un taximan-moto interrogé se plaint du fait que certaines stations de service encore opérationnelles auraient vendu le carburant à 2900 FC congolais le litre au lieu de 2450 FC, sans oublier qu’il fallait en plus graisser la patte du pompiste avec 1000FC avant d’être concrètement servi. Rien d’étonnant alors de voir combien les automobilistes se rabattent sur les clients en faisant monter en flèche le coût de transport au double voir au triple que d’habitude.
Une situation inquiétante pour la population. Cette dernière a maintenant le regard tourné vers les autorités, le ministère des Hydrocarbures particulièrement.
Tout ceci se passe alors qu’il y a quelques jours, le ministère ayant les Hydrocarbures dans ses attributions et que dirige Didier Budimbu, réagissant à la crise de kérosène, avait laissé entendre que le carburant terrestre n’en était pas concerné. Et pourtant, c’est le contraire qui se vit maintenant. La population se sent alors abandonnée à la merci de transporteurs.

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