Frappes américaines au cœur du Rwanda : Kigali pleure, Kinshasa applaudit
Le Département du Trésor américain, via son Bureau de contrôle des actifs étrangers, OFAC, a franchi un cap historique en imposant des sanctions directes contre les Forces de défense rwandaises, RDF, et quatre de ses plus hauts responsables militaires. Cette décision fait suite à des violations flagrantes des Accords de Washington, un traité de paix signé en décembre 2025 sous la médiation du président Donald Trump pour stabiliser l’est de la République démocratique du Congo, RDC, en proie à l’agression rwandaise trois décennies durant.
Ces sanctions à la fois inédites et historiques ciblent individuellement les piliers du commandement militaire rwandais ci-dessous, accusés de soutenir activement, de former et de combattre aux côtés des rebelles du M23.
Il y a pour cela :
– Le Général Mubarakh Muganga : Chef d’état-major de la défense ;
– Le Lieutenant-général Vincent Nyakarundi : Chef d’état-major de l’armée de terre ;L
– Le Général de division Ruki Karusisi : Commandant des forces spéciales ;
– Le Général de brigade Stanislas Gashugi : Un commandant clé des opérations.
Washington justifie ces sanctions par les faits que les avancées récentes du M23, notamment la prise de la ville d’Uvira quelques jours seulement après la signature des accords, ainsi que le contrôle de Goma, Bukavu et de sites miniers stratégiques, n’auraient pas été possibles sans la complicité directe et le matériel lourd fournis par la RDF.
L’annonce de ces sanctions entraîne des répercussions immédiates et profondes sur le conflit, notamment l’isolement financier et gel des avoirs des RDF et des officiers cités aux États-Unis ainsi que toute transaction financière avec des entités américaines est désormais interdite.
Ces sanctions qui marquent évidemment l’échec initial de la médiation américaine de 2025, poussent les États-Unis à exiger désormais un retrait immédiat et total des troupes rwandaises du territoire congolais sous peine de mesures encore plus sévères.
Le Trésor américain souligne que le soutien rwandais au M23 vise en partie l’accès aux minerais critiques de l’Est de la RDC. Ces sanctions visent à briser les réseaux de financement illicites qui alimentent la rébellion.
Comme réactions, le gouvernement rwandais a qualifié ces mesures d’« injustes » et de « partiales », affirmant qu’elles dénaturent la réalité du conflit. À l’inverse, Kinshasa a salué un « signal fort » pour le respect de sa souveraineté.
Reste à observer si ce « coup de semonce » diplomatique de Washington associée à une pression coordonnée va aboutir finalement au désengagement réel de la RDF et du M23, alors que cette guerre est déjà à la base de plusieurs millions de morts et de déplacés.
