RDC : Fayulu et Muzito clairement pour un consensus politique autour des reformes électorales
Comme annoncé en début de semaine dans les colonnes de votre média, Martin Fayulu et Adolphe Muzito ont présenté, le vendredi 12 mars 2021, leur proposition de réforme de loi organique portant organisation et fonctionnement de la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI, visant principalement les élections attendues en 2023. A en croire ces deux personnalités de l’opposition, cette proposition va permettre essentiellement de rendre l’organisation et la gestion des élections crédibles et transparentes, garantir l’indépendance et l’impartialité des membres et du personnel de la CENI et proclamer les résultats qui reflètent la vérité des urnes.
Dépolitiser la Centrale électorale, CENI, renforcer son autorité, élargir sa gestion à d’autres structures et mettre un terme à l’impunité des intervenants dans le processus électoral, sont entre autres des objectifs spécifiques poursuivis par Fayulu et Muzito dans ladite proposition des reformes électorales.

Adolphe Muzito et Fartin Fayulu au cours de la présentation de leur proposition
des reformes électorales
Dans ce chapelet d’intentions, la CENI devra avoir un « Bureau composé exclusivement des délégués de la société civile (8) (Eglise catholique, ECC, Eglise de Eglise de réveil, Eglise Kimbanguiste, Armée du Salut, Eglise Musulmane, Eglise Orthodoxe et Eglise Indépendante) et autres organisations de la société civile (Organisations pour la promotion de la femme, Organisations d’éducation civique et électorale, Mouvements citoyens, Conseil Supérieur de la Magistrature, Conseil National de l’Ordre des Avocats). La présidence du bureau est rotative entre les 8 membres des confessions religieuses pour une durée de trois mois. Le rapporteur et son adjoint recrutés sur appel à candidature. Le questeur et son adjoint sont désignés parmi les comptables publics de l’Etat ».
Martin Fayulu et Adolphe Muzito plaident également pour l’institution d’un secrétariat technique national qui comprendra le secrétariat exécutif national, jadis l’organe administratif, le secrétariat national de traitement et le secrétariat national des opérations. Tous épaulés par les différentes directions et secrétariats exécutifs provinciaux ainsi que les antennes, pour une meilleure qualité de l’administration électorale.
Ils proposent aussi la création de huit commissions qui devront être supervisées par chacun des membres du bureau. Ces commissions sont : Juridique, documentation et archives ; Inscription électeurs et candidats ; Déroulement des scrutins et collecte des résultats ; Education civique et électorale ; Administrative et financière ; Logistique, infrastructures et patrimoines ; Recrutement et formation et Informatique et Télécommunication. Elles devront être dirigées par les délégués des confessions religieuses secondés par ceux des forces sociales.
Comme il fallait s’y attendre, les propositions présentées par Fayulu et Muzito au cours de leur sortie médiatique du vendredi 12 Mars, fait l’objet des débats dans l’opinion. Plusieurs voix trouvent que la démarche de ces deux opposants au pouvoir de Félix Tshisekedi n’est pas inopportune, étant donné que le débat sur la réforme électorale est dans toutes les lèvres des parties prenantes depuis les élections de 2018.
Comment alors ces propositions des reformes pourront être prises en compte, surtout que leurs initiateurs ne reconnaissent pas toujours les institutions en place ? A cette question qui se pose dans une bonne partie de l’opinion, Martin Fayulu et Adolphe Muzito assurent que leur proposition ne peut être discutée au Parlement actuel, mais à travers un consensus du type dialogue de la Saint-Sylvestre dit dialogue de la Cenco.
