Résidence « GLM », Kabund, Ramazani… Félix Kabange dénonce « l’autoritarisme » du régime Tshisekedi
Depuis le week-end dernier jusqu’à ce jour, certains faits d’actualité font l’objet de commentaires nourris dans l’opinion. Il y a pour cela l’intrusion, le vendredi 12 Décembre, de militaires dans la résidence privée dite « GLM » de l’ex président Joseph Kabila à Kinshasa, la marche de l’opposition étouffée du camp de Jean-Marc Kabund suivie du siège de sa résidence par des éléments des forces de l’ordre, l’arrestation ce mardi de Emmanuel Ramazani Shadary proche de Joseph Kabila, des cas mis en exergue. Des événements récents qui « ne sont pas de simples incidents isolés ; ils constituent la démonstration la plus inquiétante d’un régime qui face à l’opposition politique, a choisi la force plutôt que le droit », dénonce dans un message Félix Kabange Numbi Mukwampa, un kabiliste de premier plan.
Dans ce message rendu public le mercredi 17 Décembre 2025, cet ancien Ministre de l’Aménagement du territoire et de la ville entre Mai 2017 et Janvier 2019, décrit à sa manière tous ces faits qu’il dénonce en effet.
« Nous avons assisté, avec une profonde consternation, à la violation de la résidence privé du Président honoraire Joseph Kabila. Des éléments de la Garde républicaine, agissant en dehors de tout cadre légal, ont saccagé cette résidence et procédé, dans un arbitraire total, à l’arrestation du personnel sans le moindre mandat. Ce n’est plus là une simple dérive administrative : c’est un acte de vandalisme d’État caractérisé.
Dans cette même séquence, le Secrétaire Général du PPRD, Emmanuel Ramazani Shadary, a été arrêté à son domicile tandis que le siège du FCC subissait l’assaut des forces de l’ordre, détruisant les infrastructures et terrorisant les militants (…). Jean Marc Kabund en a également fait les frais ce lundi, empêché de participer à une manifestation pour la tenue d’un dialogue national ».
Pour Félix Kabange « Lorsqu’un gouvernement mobilise l’appareil répressif de l’État pour solder ses comptes politiques, lorsqu’il vandalise les biens de ses prédécesseurs et tente de bâillonner la contradiction par la terreur, il quitte le champ de la démocratie pour entrer de plain-pied dans l’autoritarisme (…) Ce spectacle désolant marque l’institutionnalisation d’une violence politique désormais assumée. Le régime de Monsieur Tshisekedi opère dans une impunité absolue, piétinant notre Constitution, persécutant les figures de l’opposition et s’attaquant méthodiquement à tous les symboles du régime précédent pourtant artisan de l’alternance pacifique (…) Que nul ne s’y méprenne : cette violence ne vise pas uniquement une famille politique. Elle est une épée de Damoclès suspendue au-dessus de toute voix libre ».
Dans sa réthorique, cet opposant au pouvoir en place estime qu’Il est grand temps de se lever « pour dire non à l’arbitraire. Il est vital, que nos institutions recouvrent leur indépendance et leur dignité pour servir le peuple congolais, et non une ambition personnelle dévorante ».
Et il conclut en affirmant que le Congo mérite mieux que ce recul démocratique selon ses termes.
« Notre peuple mérite mieux que l’intimidation. Avec courage et constance, nous continuerons à porter la vérité, car se taire aujourd’hui serait une faute impardonnable devant l’Histoire », dit Kabange Numbi.
