La RDC frappée à l’Est : Ebola revient avec une souche inconnue, mortelle et sans vaccin !
Le Gouvernement de la République démocratique du Congo, RDC, a officiellement déclaré la 17e épidémie de maladie à virus Ebola dans la province de l’Ituri. Cette annonce, survenue le vendredi 15 Mai 2026 par le biais de l’agence sanitaire de l’Union africaine, Africa CDC, replonge le pays dans l’angoisse d’une crise sanitaire majeure. A en croire différentes sources, le bilan provisoire fait déjà état de 246 cas suspects et 80 décès, dont au moins 8 cas formellement confirmés en laboratoire par l’Institut National de Recherche Biomédicale, INRB.
La panique est d’autant plus vive que les premières analyses cliniques pointent vers une souche non-Zaïre, à savoir la souche Bundibugyo. Contrairement à la souche Zaïre qui avait pu être contenue lors des précédentes vagues grâce aux vaccins existants, il n’existe actuellement aucun vaccin ni traitement homologué pour cette variante spécifique. L’épicentre de la contagion se situe dans les zones de santé de Mongwalu et Rwampara, mais l’apparition de cas suspects à Bunia, chef-lieu de la province, fait craindre une explosion urbaine de la maladie.
Face à cette menace vitale, les autorités provinciales de l’Ituri, appuyées par les partenaires internationaux, ont décrété des mesures d’urgence immédiates et déploient la riposte. Alerte maximale et numéro vert 15, envoi d’urgence de matériels appropriés à Bunia et le déblocage d’un fonds d’urgence de 500 000 Usd par l’OMS, l’isolement des cas et décontamination sont de mesures déjà arrêtées.
Plus particulièrement encore, de mesures scolaires et communautaires sont également activées dans plusieurs agglomérations, où le contrôle de la température et le lavage obligatoire des mains sont réinstaurés à l’entrée des espaces publics et des écoles.
Le plus grand défi de cette riposte réside dans la géographie et le contexte sécuritaire de la région. L’Ituri subit une instabilité chronique liée aux activistes armés, provoquant de constants déplacements massifs de populations. Ces flux humains non contrôlés créent un risque très élevé de propagation de l’épidémie vers les provinces sœurs du Nord-Kivu et de la Tshopo, déjà fragilisées par des crises humanitaires. De plus, la proximité de la zone rouge avec les frontières poreuses fait redouter une crise régionale. Un premier cas importé suspect a d’ailleurs mis l’Ouganda en état d’alerte.
Conscient du péril transfrontalier, le directeur de l’Africa CDC, le Dr Jean Kaseya, a convoqué une réunion d’urgence de haut niveau avec la RDC, l’Ouganda et le Soudan du Sud afin de verrouiller la surveillance sanitaire aux frontières. Si les verrous sanitaires cèdent en Ituri, c’est toute l’Afrique de l’Est qui pourrait basculer dans l’analogie des heures les plus sombres d’Ebola.
