RDC : La vérité va triompher ce 3 Juin
La République démocratique du Congo, RDC, retient son souffle pour ce mercredi 3 juin 2026, une date qui cristallise toutes les attentions et s’annonce comme un véritable point de rupture politique. Alors que les opposants tentent de paralyser le pays pour contester le projet de loi sur le référendum constitutionnel, la majorité présidentielle affiche une sérénité à toute épreuve, déterminée à garantir la quiétude des citoyens. L’issue de cette journée va redéfinir le rapport de force sur le terrain, largement dominé jusqu’ici par le camp présidentiel.
Réunies au sein de la coalition C64, les principales figures de l’opposition ont lancé un appel à une journée « ville morte » ce 3 Juin à travers tout le pays. Les opposants, qui ont claqué la porte de la commission PAJ à l’Assemblée nationale, accusent le camp du Président Félix Tshisekedi de rébellion contre la Constitution. Selon eux, la proposition de loi sur le référendum, portée par le député Paul Gaspard Ngondankoy, ne serait qu’une manœuvre visant à modifier la Constitution actuelle pour briguer un troisième mandat. Des figures de proue de la fronde anti-Tshisekedi, telles que Martin Fayulu, Delly Sesanga, et Moïse Katumbi, ont exigé que la population reste terrée chez elle, qualifiant ce projet de « déclaration de guerre » et d’inacceptable passage en force. Pour l’opposition, cette journée de contestation représente une opération de test cruciale pour évaluer son poids politique et sa capacité à mobiliser la rue face à la coalition au pouvoir, l’Union Sacrée de la Nation, USN.
Face à ce qu’elle considère comme une tentative de déstabilisation, la Majorité présidentielle ne cède pas à la panique. Les formations politiques soutenant le Président Félix Tshisekedi ont multiplié les contre-offensives, minimisant l’impact de l’opération ville morte et appelant les Congolais à vaquer librement à leurs occupations. Du côté des services de l’État, la sérénité est également de mise. Les autorités provinciales, à l’instar de l’Hôtel de ville de Kinshasa, ont rappelé l’illégalité des manifestations non autorisées et des actes de paralysie économique. La Police Nationale Congolaise, PNC, a été déployée de manière préventive à travers les points névralgiques de la capitale et des grandes métropoles pour dissuader toute tentative de violence ou de blocage routier. Pour le camp présidentiel, il est hors de question de laisser une frange de l’opposition paralyser les activités socio-économiques au détriment du quotidien de la population.
Qu’à cela ne tienne, l’issue de cette journée du 3 Juin risque de redéfinir profondément l’équilibre politique en RDC. Jusqu’à présent, le camp présidentiel conserve un avantage indéniable sur le terrain, fort des récentes victoires législatives et du contrôle des institutions. Si l’appel à la ville morte est massivement suivi, l’Opposition pourrait s’enhardir et imposer un nouveau rapport de force pour exiger un dialogue national. À l’inverse, si la population kinoise et congolaise décide d’ignorer le mot d’ordre pour vaquer à ses occupations, cela acterait un échec cuisant pour les anti-Tshisekedi, confortant ainsi la légitimité et la gouvernance du Chef de l’État dans la perspective d’une réforme constitutionnelle sur fond d’un référendum populaire.
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