Bras de fer à l’USN ! Modeste Bahati affronte directement Félix Tshisekedi
Le ton monte au sein de l’Union Sacrée de la nation, plateforme de la Majorité présidentielle. Dans une démarche inédite qui brise les codes de la courtoisie politique habituelle, Modeste Bahati Lukwebo, professeur de son état et autorité morale de l’AFDC, a choisi de sortir de sa réserve pour interpeller directement le Président Félix Tshisekedi. Au cœur de la discorde : la réception de cadres radiés par le Secrétaire permanent de l’Union sacrée de la Nation, USN, ce dernier qui est sensé représenter la « Haute hiérarchie » de la Majorité présidentielle. Un acte perçu par Bahati comme un affront personnel et une menace directe à la cohésion de son parti.
Tout bascule en effet le 14 Avril 2026, jour où Clovis Otto Bahizi et Patrick Munyomo Basilwango ont été reçus en audience. Pour le patriarche Bahati, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Ces deux figures ne sont plus, à ses yeux, que des « bannis ». Définitivement radiés de l’AFDC pour rébellion, dissidence et violations graves des statuts, l’attention leur accordée d’une manière ou d’une autre par la « Haute hiérarchie » de la Majorité est vécue comme une tentative de légitimation d’une fronde interne.
L’offensive est lancée via un mémorandum musclé, cosigné par Modeste Bahati lui-même. Le message est sans équivoque : les individus reçus « n’ont ni mandat, ni qualité » pour engager le parti. En s’adressant frontalement au Président, Bahati dénonce une « usurpation des symboles » et une atteinte à la légitimité de son organisation.
En interpellant le Garant du bon fonctionnement des institutions, Bahati Lukwebo ne se contente pas de régler ses comptes avec ses anciens lieutenants ; il met Félix Tshisekedi face à ses responsabilités de chef de famille politique. Il exige du Chef de l’État qu’il « ne cautionne pas l’illégalité » et qu’il protège les « droits et acquis » de l’AFDC. Une attitude audacieuse applaudie par les uns et critiquée par d’autres, tant au sein de la Majorité au pouvoir que dans l’opposition.
Cette stratégie de confrontation directe est risqué dans un système où l’arbitrage du Président est souvent sollicité en coulisses, alors que Modeste Bahati choisit la place publique pour signifier qu’il ne tolérera aucune interférence, fût-elle présidentielle, dans la gestion de ses troupes.
En rappelant au Chef de l’État son rôle de garant des textes, le sénateur Bahati joue une carte politique forte : il transforme un conflit interne de parti en une question de principe républicain. Reste à savoir comment la présidence réagira à cette mise en demeure qui, sous couvert de respect des procédures, sonne comme un avertissement au sein d’une Majorité où les ambitions de 2028 commencent déjà à fragiliser les alliances.
Il sied de rappeler qu’au cours d’une récente sortie médiatique dans la capitale, Modeste Bahati Lukwebo a été déclaré déchu de ses fonctions à la tête de l’AFDC par Clovis Otto Bahizi et Patrick Munyomo Basilwango. Ces membres fondateurs ont invoqué des conflits liés à la révision de la Constitution et ont critiqué la gouvernance globale du parti par l’autorité morale.
Le bras de fer est officiellement lancé à tous les niveaux. C’est clair !
