Coup d’envoi de la métamorphose du Zoo de Kinshasa

Coup d’envoi de la métamorphose du Zoo de Kinshasa
Une vue de l'entrée du Jardin zoologique de Kinshasa (Photo droits tiers)

Dans le cadre d’un partenariat stratégique entre l’Institut congolais pour la conservation de la nature, ICCN, et Vantara, qui est une initiative indienne de sauvetage animalier portée par Anant Ambani et financée par la Reliance Foundation, le Jardin zoologique de la capitale congolaise entame une profonde métamorphose et un vaste chantier de réhabilitation a été officiellement lancé à la mi-juin.  L’objectif, ambitieux est de transformer ce site historique en un centre moderne axé sur la préservation de la biodiversité, la recherche scientifique, les soins vétérinaires et l’éducation environnementale.

Les travaux, prévus pour durer deux ans, sont exécutés en effet par une entreprise locale épaulée par des ingénieurs indiens. La première phase, consacrée aux fondations, prévoit la sortie de terre de deux bâtiments à un étage, dont l’un réservé aux services administratifs et l’autre destiné à accueillir un hôpital vétérinaire de pointe.

En attendant la construction de nouveaux enclos spacieux conçus pour offrir aux futurs pensionnaires des conditions proches de la semi-liberté, les animaux résidant au zoo ont été temporairement transférés sur un site de l’ICCN dans la commune de la N’Sele. À terme, le parc ambitionne d’accueillir des espèces emblématiques du patrimoine naturel congolais, telles que le bonobo, l’okapi, le paon congolais ou encore l’éléphant. Pour les visiteurs, le site proposera des parcours pédagogiques et des zones de détente repensées.

Ce projet ne se limite pas aux infrastructures physiques, il intègre également un volet de formation. Quinze agents de l’ICCN (vétérinaires et techniciens) ont ainsi achevé un stage de trois mois sur le bien-être et la gestion de la faune au centre spécialisé de Vantara, à Jamnagar en Inde.

Si l’initiative marque un tournant pour la conservation urbaine à Kinshasa, plusieurs éléments du dossier restent entourés de discrétion. Aucun détail financier, qu’il s’agisse du coût global de l’opération ou de la répartition des budgets entre l’ICCN et Vantara, n’a été rendu public. De même, l’identité de l’entreprise congolaise exécutante, les modalités de son recrutement, ainsi que le calendrier précis d’arrivée des futurs animaux demeurent non communiqués.

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