Débat constitutionnel : Ni majorité ni opposition, la C5 se pose en porte-voix de la majorité silencieuse
Le dimanche 12 juillet 2026 a été marqué à Lubumbashi dans le Haut-Katanga par la sortie médiatique de la Coalition C5, au cours d’un point de presse animé par son initiateur, maître Caleb Banza Mwembo. S’appuyant sur l’article 5 de la Constitution, dont la plateforme tire son nom, la plateforme affirme ne soutenir ni la majorité au pouvoir ni l’opposition, mais défendre exclusivement le principe de la souveraineté populaire. Cette structure de jeunes plaide pour un débat national inclusif sur les réformes et a interpellé l’Union africaine afin d’associer la « majorité silencieuse » aux processus de résolution de crise en RDC.
En effet, le 12 juillet 2026, la Coalition de l’Article 5, C5, a organisé une conférence de presse à Lubumbashi dans le Haut-Katanga, animée par son initiateur, Maître Caleb Banza Mwembo. S’appuyant sur la Constitution congolaise, ce mouvement se positionne en dehors du clivage pouvoir-opposition pour se focaliser sur la souveraineté populaire.
« Nous ne défendons ni un homme ni un camp politique. Nous défendons le droit reconnu au peuple par l’article 5 de la Constitution. Aucun individu ou aucune portion du peuple ne peut en détenir l’exercice », a affirmé Me Banza au micro de la presse.
La C5 rappelle que le pouvoir appartient exclusivement au peuple, conformément à l’article 5 de la Constitution. Elle exige un débat national sincère, sans manipulation ni tribalisme, avant tout référendum. Un débat avec un recentrage des discussions sur l’emploi, la sécurité et le développement, plutôt que sur les calculs des salons politiques. La coalition invoque l’Intégration obligatoire de la jeunesse, qui représente plus de 70 % de la population, dans les choix d’avenir du pays.
« La destinée de notre pays ne devrait pas se dessiner dans les salons politiques de Kinshasa ou de Lubumbashi. Elle doit être l’expression de la volonté de tout un peuple. Notre démarche est une alerte. Nous voulons rappeler qu’en République démocratique du Congo, la voix de chaque citoyen a la même valeur et que le peuple doit être au cœur de toute décision politique majeure », a renchéri le leader de la C5.
Restant dans l’actualité, Caleb Banza affirme que lla Coalition a envoyé une lettre officielle au président du Burundi et président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye. Rédigée le 6 Juillet, la correspondance a été déposée le 9 du même mois à Kinshasa via la représentation diplomatique de ce pays voisin à l’est de la RDC.
À travers cette démarche, Maître Caleb Banza Mwembo demande au médiateur de ne pas limiter les consultations aux seuls acteurs politiques et religieux habituels. Il plaide pour l’intégration de la « majorité silencieuse » et des mouvements citoyens afin de garantir une résolution durable et inclusive de la crise en RDC.
Pour mémoire, l’article 5 de la Constitution de la RDC stipule que la souveraineté nationale appartient au peuple. Ce dernier l’exerce par le référendum ou les élections. Aucune personne ni aucune fraction de la population ne peut s’approprier ce pouvoir.
