Ça se passe en RDC ! Impayés durant 13 ans, le personnel des stades à Kin bloquent le championnat national

Ça se passe en RDC ! Impayés durant 13 ans, le personnel des stades à Kin bloquent le championnat national
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Aors que deux rencontres étaient attendues au stade des Martyrs à Kinshasa l’après-midi du mercredi 26 Novembre 2025, opposant d’une part OC Renaissance contre Maniema Union, et d’autre part Anges Vertes face à Vita club, un fait inattendu est venu bouleversé la poursuite de la Ligue nationale de football, LINAFOOT, à ce niveau. Les officiels ont eu la surprise de constater l’absence totale des poteaux de but, rendant le terrain inutilisable.

 

A la base de cette action le personnel administratif et technique du stade des Martyrs ainsi que celui du stade Tata Raphaël, les deux plus grands stades omnisports du pays, qui s’est engagé dans une série de manifestations depuis le début de semaine pour réclamer 13 années d’arriérés des primes. Et c’est en guise de protestation qu’ils ont décidé notamment de retirer une partie du matériel essentiel.

Pneus brûlés, archives éparpillées, bureaux barricadés et saccagés, administration paralysée, vestiaires bloqués pour ne citer que ça ont également caractérisé d’autres actions des grévistes dans ce mouvement.

Entre-temps une réunion qui était initialement prévue le même mercredi entre une délégation des manifestants et le Secrétaire-général du ministère des Sports, a été reportée à une date ultérieure. Alors qu’à en croire Magloire Kasongo, directeur de cabinet du ministère des Sports, interrogé à ce sujet par notre consœur Radio Okapi, cette rencontre devrait permettre d’aboutir à une solution durable face aux revendications du personnel, lesquelles perturbent fortement le bon fonctionnement des activités sportives nationales.

 

Concrètement, l’Etat Congolais doit à ces grévistes 26$US par mois durant 13 ans jusqu’ici. Une prime mensuelle qui peut sembler dérisoire pour certains, mais qui représente une question de dignité et de reconnaissance pour ces travailleurs parmi lesquels de pères de familles.

 

Et lorsqu’on pense seulement que ces principales infrastructures sportives réalisent régulièrement des recettes à travers plusieurs activités et qu’en plus elles ont abrité les IXes Jeux de la Francophonie en 2023, la situation paraît simplement invraisemblable.

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Hervé MANGITUKA

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