Monusco : Un pas de plus vers le retrait de la Rdc
Plus de deux décennies de présence en République démocratique du Congo, RDC, de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en Rdc, Monusco, avec un bilan controversé, l’opinion Congolaise dans sa majeur partie est pour son retrait total du pays. Un vœu qui n’est pas facile à réaliser par les autorités congolaises, pour lesquelles, cette mission onusienne représente un grand appui aux Forces armées de la Rdc, Fardc, dans les opérations de maintient de la paix et de l’instauration de l’autorité de l’Etat, particulièrement dans la partie orientale du pays. D’où le choix d’un processus de retrait progressif. C’est ce qui a fait l’objet de la réunion tout récemment du groupe de travail conjoint gouvernement-MONUSCO, sous la conduite du Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge.
Le samedi 14 Août 2021 s’est donc tenue à l’Hôtel du Gouvernement à Kinshasa, la réunion du groupe de travail conjoint gouvernement-MONUSCO, dans le cadre du processus de retrait progressif de la mission onusienne en RDC. Au cours de cette réunion, faisant suite à celle tenue le 5 juillet sur le même sujet, le plan de transition de retrait échelonné, responsable et durable a été validé, signale une dépêche de la Cellule de communication de la Primature.

La délégation de la Monusco avec la partie gouvernementale et le Premier ministre au centre (Photo droits tiers)
Réagissant à l’issue de cette rencontre, la représentante du Secrétaire Général de l’ONU en RDC et Patronne de la Monusco, Bintou Keita, s’est dite satisfaite des résultats enregistrés.
« C’est une réaction d’enthousiasme parce que nous avons lancé, dans ce même espace, le 05 juillet dernier, le groupe de travail conjoint entre le Gouvernement et les Nations unies. Aujourd’hui, exactement 40 jours après avoir lancé le groupe de travail conjoint, un de ces groupes qui s’occupe de transition a délivré un produit. Aujourd’hui, d’ailleurs, c’est un jour un peu exceptionnel. Parce que c’est aussi un modèle que nous avons très bien monté et nous avons délivré un produit qui, avec ses 18 jalons, montre qu’il y a eu une harmonisation des perspectives et des points de vue entre les autorités et les Nations unies ».
Bintou Keita appelle les autres partenaires à soutenir la mobilisation des ressources pour que ces 18 jalons contribuent au développement de la RDC.
« Maintenant, c’est le début d’un marathon et d’un sprint jusqu’en 2024 où nous devons délivrer ensemble, sous le leadership du Gouvernement, avec l’appui du système des Nations unies, ces 18 jalons. Nous allons avoir besoin de beaucoup de partenaires, qui doivent nous aider afin que les ressources soient mobilisées pour que ces 18 jalons qui constituent des fondations puissent être en place solidement en vue d’orienter la trajectoire de la République démocratique du Congo vers le développement. Je ne suis pas seule. Je suis avec des collaborateurs », a dit Bintou Keita. Elle a été complétée par l’un de ces partenaires, le Coordonnateur Humanitaire de la MONUSCO, David McLachlan-karr, qui a particulièrement travaillé comme coordonnateur et leader pour les Nations unies sur cette feuille de route de transition, indique encore la dépêche.
Pour David McLachlan-karr en effet, le groupe de travail conjoint gouvernement-MONUSCO a abouti à une grande victoire.
Cet accord de transition est une nouvelle étape dans la relation avec le Gouvernement congolais. Il représente également la feuille de route pour les activités des 22 agences et programmes du système des Nations unies qui vont continuer de travailler avec le Gouvernement Congolais dans le cadre de l’aide au développement durant les 4 prochaines années.
« Pour nous, c’est un moment historique parce qu’avec cet accord de transition, on a aussi une feuille de route pour le travail d’aide au développement du pays. Les 22 agences et programmes du système des Nations unies vont continuer de travailler avec le Gouvernement. Cela va former notre plan-cadre stratégique pour l’aide au développement du pays. C’est pour cela que ce plan de transition représente, pour nous, une nouvelle étape dans les relations avec le Gouvernement et un plan pour les 4 prochaines années ici au pays », a-t-il précisé.
A noter que les Vice-Premiers Ministres de l’Intérieur et des Affaires Étrangères, les Ministres d’Etat au Plan et à la Justice, le Directeur Général de l’ANR et d’autres experts, ont pris part à cette réunion.
