Protocole d’accord entre le SCEAM et l’UA : Fridolin Ambongo se réjouit du soutien des Chefs d’État africains

Protocole d’accord entre le SCEAM et l’UA : Fridolin Ambongo se réjouit du soutien des Chefs d’État africains

Un nouveau chapitre s’ouvre pour la coopération institutionnelle en Afrique, avec la signature d’un protocole d’accord historique entre le Symposium des Conférences Épiscopales d’Afrique et de Madagascar, SCEAM, et l’Union africaine, UA. Cet événement qui est intervenu le vendredi 13 Février 2026, vise à unir les forces pour la stabilité du continent, rapporte une source.

 

En effet,   dix ans après le premier accord de 2015, ce renouvellement marque une transition majeure de la simple formalité administrative à une véritable feuille de route stratégique.

 

Pour le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa et président du SCEAM, cette signature officialisée au siège de l’Union Africaine consolide une mission commune autour de cinq piliers : la prévention des conflits, l’observation électorale, la cohésion sociale, le dialogue interreligieux et la protection des droits humains.

 

Face à une actualité marquée par l’instabilité, le Cardinal Ambongo ne mâche pas ses mots. « Le continent africain aujourd’hui, partout, il y a un peu des conflits, on dirait qu’il y a des feux de brousse », a dit Ambongo cité par la source.

 

Par ce partenariat, l’Église entend désormais user de son influence pour développer la médiation préventive et renforcer l’éducation civique, afin que « la volonté du peuple soit toujours respectée » lors des scrutins.

 

L’un des enjeux majeurs de ce protocole est de clarifier les relations parfois tendues entre les instances religieuses et politiques. Le cardinal Ambongo insiste sur la volonté de l’Église de ne plus être perçue comme une instance en « concurrence » avec les gouvernements.

Bien que le document soit une déclaration d’intention plutôt qu’un traité contraignant, le président du SCEAM bénéficie d’un soutien politique de poids. Il a notamment souligné la qualité de ses échanges avec Évariste Ndayishimiye, président du Burundi et futur président en exercice de l’UA, un soutien considérable à l’instar de celui de plusieurs autres Chefs d’Etat africains dont il salue d’ailleurs, témoignant d’une reconnaissance mutuelle de l’utilité publique de l’Église.

 

Interrogé sur l’efficacité parfois contestée de l’organisation panafricaine, particulièrement dans la région des Grands Lacs, l’archevêque de Kinshasa prône une approche constructive plutôt que la critique stérile. Il souhaite « aller à la rencontre de l’Union africaine et offrir notre contribution pour consolider ce travail ».

 

A noter que cette signature intervient alors que le SCEAM jouit désormais du statut d’observateur au siège de l’UA à Addis-Abeba, une position privilégiée pour porter la voix des populations africaines au cœur des décisions continentales.

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La REDACTION

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