Saisie de millions USD à l’aéroport de N’Djili : Jusqu’où iront les enquêtes face à la maffia ?

Saisie de millions USD à l’aéroport de N’Djili : Jusqu’où iront les enquêtes face à la maffia ?

Le ciel financier de la République Démocratique du Congo, RDC, est secoué par un séisme judiciaire depuis l’interception, le 21 mars 2026, d’une somme colossale à l’aéroport international de N’Djili. Alors que les chiffres initiaux évoquaient 1,9 million de dollars américains, le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a récemment indiqué que le montant total pourrait s’élever jusqu’à 3,5 millions de dollars américains. Face à ce qui s’apparente à une tentative de détournement ou de blanchiment, Guillaume Ngefa a ordonné une réaction immédiate, alors que de questions se posent.

 

Invoquant en effet la loi relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le Ministre de la Justice a enjoint le Procureur général près la Cour de cassation de notamment de procéder à la mise sous scellés immédiate des fonds, d’établir un procès-verbal contradictoire pour sécuriser les preuves et d’ouvrir une enquête judiciaire approfondie pour identifier l’origine des fonds et les responsabilités pénales.

Le ministre a exprimé ses craintes quant à des velléités de « manipulation irrégulière » ou de partage illicite de ce butin entre certains agents, renforçant la nécessité d’une surveillance accrue.

 

La BCC et la CENAREF en première ligne

Pour garantir la transparence, les fonds saisis ont été officiellement consignés à la Banque Centrale du Congo, BCC. Parallèlement, des structures spécialisées comme la Cellule nationale des renseignements financiers, CENAREF, ont été saisies pour mener des enquêtes préliminaires sur les flux financiers concernés.

Cette opération est perçue par de nombreux observateurs comme un tournant décisif pour la conformité financière du pays.

 

Un test pour l’État de droit

Alors que la société civile dénonce les agissements d’une « élite mafieuse », l’opinion publique s’interroge : les enquêtes remonteront-elles jusqu’aux commanditaires ?. Entre la fermeté affichée par le ministère de la Justice et les investigations techniques de la BCC, la RDC joue ici une part de sa crédibilité internationale dans la lutte contre la criminalité financière.

 

Les prochains jours seront cruciaux pour déterminer si cette saisie record débouchera sur un procès exemplaire ou si elle s’ajoutera à la liste des dossiers restés sans suite.

 

Wait and see !

 

 

 

 

 

 

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La REDACTION

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