Non à l’« impunité verbale » ! Le cri de guerre d’Yvette Tembo pour l’honneur de la Première ministre

Non à l’« impunité verbale » ! Le cri de guerre d’Yvette Tembo pour l’honneur de la Première ministre
Une attitude d'Yvette Tembo Kulemfuka. (Photo droits tiers)

Face à la vague d’injures et de propos irrespectueux visant la Première ministre Judith Suminwa Tuluka sur les réseaux sociaux notamment, Yvette Tembo Kulemfuka, personnalité politique d’envergure, est montée au créneau. Indignée par ce qu’elle qualifie de « lynchage verbal », elle appelle à une résistance farouche contre cette dérive qui salit la première femme cheffe du gouvernement en RDC.

La récente prestation médiatique de la Première ministre Judith Suminwa sur TV5 Monde a déclenché, au-delà des critiques politiques légitimes, une campagne d’attaques personnelles d’une rare violence particulièrement sur les réseaux sociaux. Une situation intenable qui a fait réagir de nombreuses voix au sein de l’opinion congolaise, au premier rang desquelles Yvette Tembo Kulemfuka.

« Un affront insoutenable à la nation »

Pour cette ancienne ministre, il est impératif de distinguer le débat démocratique du lynchage médiatique. « C’est avec une indignation face aux propos injurieux tenus contre la Première Ministre que je prends la parole aujourd’hui », tonne Yvette Tembo. Elle dénonce un « déversoir d’immondices » orchestré par des individus agissant, selon elle, comme des « fossoyeurs des valeurs républicaines ».

Pour Yvette Tembo, s’attaquer à Judith Suminwa, c’est s’attaquer à l’histoire de la RDC. « Voir la première femme à diriger le Gouvernement de notre pays être traînée dans la boue de la sorte est un affront insoutenable à la nation toute entière », martèle-t-elle.

Un appel à la résistance féminine

Debout et indignée, Yvette Tembo Kulemfuka appelle à une mobilisation générale, particulièrement celle des femmes, face à ce qu’elle qualifie de « horde d’un autre temps ». « J’appelle les femmes à se désolidariser de cette race de personnes et à leur opposer une résistance farouche », lance-t-elle, insistant sur le fait qu’il n’y a « pas de compromis possible avec la bassesse ».

Pour elle, cette mobilisation n’est pas une option, mais un « devoir sacré de survie pour notre dignité collective » contre des « pyromanes de la parole publique ».

Une « trahison » de la vision de Félix Tshisekedi

Dans sa prise de parole, Yvette Tembo lie également ces attaques à une remise en cause de la politique du Chef de l’État. Elle rappelle que le Président Félix Tshisekedi, reconnu comme « Champion de la Masculinisation Positive », œuvre pour la place de la femme dans les institutions.

« Comment tolérer que des individus se réclamant de lui foulent aux pieds cet héritage en tentant d’humilier publiquement la Cheffe du Gouvernement ? C’est une trahison caractérisée du combat présidentiel », s’insurge-t-elle, dénonçant une tentative de créer une « guerre des sexes » et d’instaurer une fracture au sein de la société.

L’appel aux structures féminines : « Le silence, c’est la normalisation »

Yvette Tembo ne compte pas en rester là et sollicite l’intervention des organisations féminines nationales et internationales pour mettre fin à cette « impunité verbale ».

« Je demande à la Dynamique Nationale des Femmes Candidates, au Caucus des Femmes du Parlement, à la Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, et à toutes les associations sœurs des Nations Unies d’entendre cet appel ! Le silence d’aujourd’hui sera la normalisation de la violence de demain », prévient-elle.

Il est très clair que Yvette Tembo Kulemfuka insiste sur la nécessité de verrouiller l’avenir pour qu’aucune femme d’État ne soit plus jamais la cible d’une telle « meute déchaînée ». « Nous sommes debout, unies comme un bloc de granit, et nous ne céderons rien », conclut-elle avec fermeté.

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La REDACTION

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