Horreur à Sakombi ! L’audace criminelle nargue le VPM Shabani Lukoo
La scène, d’une violence brutale, relance une question persistante : jusqu’où ira la dérive sécuritaire dans la capitale congolaise ? Mercredi 22 Avril 2026, en début de soirée, un cambiste a été grièvement blessé par balles devant son domicile, dans un quartier pourtant densément habité de Kinshasa. Ce énième braquage sanglant souligne l’audace croissante des réseaux criminels, malgré les nouvelles mesures annoncées par les autorités.
Les faits se sont déroulés à Sakombi, dans la commune de Kintambo. La victime, Valéry Kanku, père de cinq enfants, revenait de sa journée de travail à Gombe lorsqu’il a été pris pour cible par des individus armés. Selon plusieurs témoignages concordants, les assaillants ont traqué leur cible jusqu’à son domicile, signe d’une opération minutieusement préméditée plutôt qu’un acte opportuniste.
Face à la menace directe, l’homme a tenté de désamorcer l’attaque en abandonnant son sac contenant des liquidités. Un geste désespéré, insuffisant pour calmer ses agresseurs. Ces derniers ont ouvert le feu à bout portant, atteignant la victime à plusieurs reprises, y compris dans des zones vitales.
Transporté en urgence dans une structure médicale, son état reste critique. Pendant ce temps, les auteurs de l’attaque ont disparu sans laisser de traces, illustrant une fois de plus les limites de la réponse sécuritaire face à des réseaux criminels de plus en plus audacieux à Kinshasa.
Numéros verts : une réponse urgente face à la dérive
Ce braquage intervient dans un contexte de recrudescence des attaques contre les changeurs de monnaie, un phénomène qui plonge la capitale dans une psychose constante. Ironie du sort, c’est ce même mercredi que le Vice-premier ministre et ministre de l’intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, a doté la Police nationale de numéros verts d’urgence.
Cette dotation, remise en collaboration avec le ministre des Postes et Télécommunications, vise à rapprocher la police de la population pour une réaction plus rapide face au banditisme urbain. La mise en place de ces outils, le jour même de cette attaque brutale, souligne l’urgence pour les forces de l’ordre d’inverser la tendance sécuritaire actuelle.
La population sous le choc, appelle à une justice rapide et à une sécurisation accrue, notamment aux heures de rentrée
