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Rdc-Usa : Les américains maintiennent la pression sur Kabila

Arrivé pratiquement à la fin de son séjour de travail au pays de l’oncle Sam, le Chef de l’État congolais Félix Tshisekedi s’est entretenu à Washington ce lundi avec Peter Pham l’envoyé spécial des États-Unis pour les Grands-Lacs.

Ce diplomate américain était la première personnalité officielle de son pays, à annoncer publiquement que les États-Unis étaient prêts à recevoir le nouveau Chef de l’État congolais. C’était en effet au mois de Février à Kinshasa. Une déclaration qui était suivie dans les faits, avec le voyage officiel qu’avait effectué Félix Tshisekedi à partir du 3 Avril 2019.

Le soutien dont bénéficie le président Tshisekedi depuis son avènement au pouvoir, de la part de la première Superpuissance de la Planète est indiscutable. Les officiels américains ont eu en effet, à le manifester à plusieurs reprises et de plusieurs manières.

En tenant compte de différentes positions et déclarations des États-Unis, contre l’ancien Chef de l’État congolais Joseph Kabila et ses proches, de 2016 jusqu’à la veille de la Présidentielle congolaise du 30 Décembre 2019, beaucoup d’observateurs n’hésitent pas à expliquer par-là l’attitude particulièrement favorable des américains vis-à-vis du successeur de l’homme de Kingakati.

Plus de Kabila après 2018

La coalition Fcc-Cach qui permet de maintenir Joseph Kabila dans un rôle majeur sur la scène politique congolaise, ne semble guère du goût des américains, eux qui ne voulaient plus de Kabila après 2018. Cette opinion soutenue par certains observateurs, justifierait la prise de position exprimée par l’envoyé spécial des États-Unis dans les Grands Lacs, en marge de sa rencontre de ce lundi à Washington avec Félix Tshisekedi : « Les États-Unis n’envisagent pas la levée des sanctions contre les proches de l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange. »

Ce, alors que le Premier d’entre les Congolais avait exprimé dernièrement après une rencontre avec le président de la Commission de l’Union européenne, et renchérit dans une interview sur Tv5, son souci de voir les sanctions occidentales qui frappent quelques personnalités du régime Kabila être allégées, si pas carrément effacées.

Aux yeux des observateurs avertis, la déclaration ci-avant reprise de Peter Pham, en contre courant de souhaits de Félix Tshisekedi, est simplement à décrypter comme un message fort des américains, en direction de tous ceux qui croient que la coalition Fcc-Cach est une blanchisserie, qui rendrait tout propre.

Loin de toute naïveté, les Yankees viseraient toujours Kabila qu’ils ne voudraient pas voir d’une manière ou d’une autre à l’avant de la scène. D’où, leur obsession à maintenir la pression, soutiennent encore des observateurs. Pour ces derniers toujours, il ne serait pas étonnant de voir l’Union européenne emboiter le pas aux USA, en reconduisant encore leurs sanctions contre les proches de Kabila à la fin de l’année.

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